La mort maternelle est "le décès d’une femme survenu au cours de la grossesse ou dans un délai de 42 jours après sa terminaison, quelle qu’en soit la durée ou la localisation, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins qu’elle a motivés, mais ni accidentelle, ni fortuite". (classification internationale des maladies)
La mort maternelle définit le décès d’une femme pendant sa grossesse, lors de l’accouchement ou dans les semaines qui suivent celui-ci.
2. Quelles en sont les causes ?
Les morts maternelles se répartissent en deux groupes :
"Décès par cause obstétricale directe : ce sont ceux qui résultent de complications obstétricales (grossesse, travail et suites de couches), d’interventions, d’omissions, d’un traitement incorrect ou d’un enchaînement d’événements résultant de l’un quelconque des facteurs ci-dessus";
"Décès par cause obstétricale indirecte : ce sont ceux qui résultent d’une maladie préexistante ou d’une affection apparue au cours de la grossesse sans qu’elle soit due à des causes obstétricales directes, mais qui a été aggravée par les effets physiologiques de la grossesse". Classification Internationale des Maladies (CIM-10)
Dans le monde, 80% des décès environs sont dus à des causes directes.
Les quatre principales sont:
- les hémorragies sévères (la plupart du temps des hémorragies postpartum),
- les infections (septicémie surtout),
- les troubles hypertensifs pendant la grossesse (en général l’éclampsie) et les dystocies.
Les complications à la suite d’avortements dans de mauvaises conditions représentent 13% des décès.
Parmi les causes indirectes des décès maternels (20%), il faut retenir les maladies qui compliquent la grossesse ou sont aggravées pendant cette période de la vie comme le paludisme, l'anémie, le VIH/sida, ou les affections cardiovasculaires.
(source :Rapport sur la Santé dans le Monde. Donnons sa chance à chaque mère et à chaque enfant, Organisation mondiale de la Santé, 2005, p. 68 et 69)
3. Que représente le taux de mortalité maternelle ? Comment se calcule-t-il ?
Le taux de mortalité maternelle est le rapport des décès maternels observés durant une année, au nombre des naissances vivantes de la même année, généralement exprimé pour 100 000.
4. Trouve un tableau présentant l'évolution des décès maternels en France
5. Trouve un graphique visualisant les différentes causes de décès maternels
6. peut-on établir une relation entre mortalité maternelle et âge ?
L’âge moyen des femmes décédées de mort maternelle est de 33,7ans pour la période 2000-2002. La mortalité maternelle est d’autant plus fréquente que l’âge augmente. Le risque de mort maternelle est huit fois plus élevé à 40ans qu’à 20-24 ans


On recense 99% des décès maternels dans les pays en développement. Plus de la moitié d’entre eux surviennent en Afrique subsaharienne, un tiers en Asie du Sud. Dans les régions en développement, le taux de mortalité maternelle est de 450 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, contre 9 dans les régions développées. Au total, 14 pays ont un taux dépassant 1 000 et, à l’exception de l’Afghanistan, tous sont situés en Afrique subsaharienne: Angola, Burundi, Cameroun, Guinée-Bissau, Libéria, Malawi, Niger, Nigéria, République démocratique du Congo, Rwanda, Sierra Leone, Somalie et Tchad.
En dehors des différences entre états, on constate également de grandes variations dans les pays eux-mêmes, entre populations riches et pauvres, ainsi qu’entre populations urbaines et rurales.
Le statut d'infériorité sociale de la femme dans les pays en voie de développement limite son accès aux ressources économiques et à l'instruction et donc sa capacité à prendre des décisions au sujet de sa santé et de son alimentation. (source : OMS)
9. Quels sont les différents moyens de réduire la mortalité maternelle ?
On peut éviter la plupart des décès maternels, car les solutions médicales pour prévenir ou prendre en charge les causes de mortalité sont bien connues.
Les soins qualifiés à la naissance peuvent faire la différence entre la vie et la mort.
Par exemple, une hémorragie sévère au troisième stade du travail peut tuer une femme en bonne santé en deux heures en l’absence de soins. Une injection d’ocytocine administrée immédiatement après l’accouchement est très efficace pour réduire le risque hémorragique.
La septicémie, la deuxième cause la plus fréquente de décès maternel, peut être limitée en très grande partie en appliquant les techniques d’asepsie.
La troisième cause, la pré-éclampsie, est un trouble hypertensif courant pendant la grossesse et il est facile de la surveiller. Bien qu’on ne puisse pas la guérir totalement avant l’accouchement, l’administration de médicaments comme le sulfate de magnésium peut réduire le risque d’apparition de convulsions potentiellement mortelles (éclampsie) chez la femme.
Le travail dystocique est une autre cause fréquente de décès maternel et il peut être évité ou pris en charge par des soignants qualifiés. Il se produit quand la tête de l’enfant est trop grosse pour le pelvis de la femme ou quand le fœtus est en position anormale. Le partographe est un outil simple pour repérer rapidement les problèmes au cours du travail: c’est un graphique de l’évolution du travail et de la condition de la mère et de l’enfant. Les praticiens qualifiés peuvent se servir du partographe pour reconnaître et traiter la lenteur du travail, avant qu’il ne se bloque et, le cas échéant, demander une césarienne.



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